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 Party at Gary's | Blake

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A KELOWNA DEPUIS : 28/06/2015

MessageSujet: Party at Gary's | Blake   Dim 5 Juil - 17:56


« Il va falloir commander quatre cartons de Dom Pérignon Vintage 2004 et cinq de Château Talbot 2005. Et n'oubliez pas de vous assurer après le service qu'il reste au moins cinq bouteilles de Cabernet Franc 2006. Si ce n'est pas le cas, notez-le dans le système, je me chargerai de la commande. J'ai noté toutes les recommandations à faire pour le menu de ce soir mais après, c'est vous qui avez les rênes cette fois. Je vous fais confiance, ne la gâchez pas. » L'homme hocha simplement la tête sans réelle conviction. En réalité, il était impressionnée par la personne qui s'adressait à lui. Elle était plus petite, d'au moins une tête. Elle était frêle et elle donnait l'impression d'avoir 18 ans. Mais plus impressionnant encore, il s'agissait d'une femme. Une femme à la tête de la cave du restaurant pour lequel il était serveur depuis quelques années. Elle n'était là que depuis un mois et pourtant, elle avait déjà révolutionné le domaine du vin du restaurant. Il l'avait observée à ses premières rencontres avec les viticulteurs de la région. Il avait vu les sourires narquois des exploitants s'estomper au fur et à mesure qu'elle négociait. Intraitable, elle l'avait été. Parfaite également. Elle avait même réussi à rallier un domaine qui appartenait au concurrent, un peu plus bas dans la rue. Non, vraiment, il avait été soufflé par le professionnalisme et le talent de cette petite Asiatique, douce en apparence mais dure en affaires. On ne l'avait encore jamais vue s'énerver, mais il ne souhaitait pour rien au monde être le premier. Elle lui avait confié cette tâche parce qu'il avait toujours été à ce poste, mais elle ne l'avait pas encore testé elle-même. C'est pourquoi il se retrouvait là, à défendre cette place comme un commis alors qu'il l'avait déjà gagnée quelques années auparavant. Cela l'avait dérangé, mais c'était en observant ce petit brin de femme évoluait entre les tables du restaurant ou dans les caves des vignobles qu'il avait compris qu'il pourrait encore apprendre d'elle, comme elle apprendrait de lui. « Des questions ? » L'Asiatique venait de le sortir de sa rêverie avec un regard insistant. Il secoua la tête sans prononcer une parole. Elle étira alors un petit sourire. « Bien. Je vous souhaite donc un bon service, on se retrouve demain. » Il la regarda s'éloigner sans rien ajouter. Que pouvait-il dire ?

Kalaya passa une main derrière sa nuque et soupira de soulagement. Elle avait stressé de parler à Bryan et la pression venait de retomber. Il était plus ancien qu'elle et pourtant, ça avait été à elle de lui donner des ordres, elle n'était jamais très à l'aise, du moins à l'intérieur. Mais le moment était passé et le serveur semblait ne pas vouloir jouer comme tous les autres collègues hommes qu'elle avait pu croiser dans son parcours professionnel. Au contraire, il lui semblait ouvert d'esprit et enclin à faire une bonne équipe avec elle. Cela tombait bien puisque la jeune femme devait profiter d'un congé sur le service du soir. C'était la première fois depuis qu'elle était arrivée et elle appréhendait un peu son absence. Elle monta dans sa voiture en réfléchissant à ce qu'elle allait faire de sa soirée.

Elle déposa son sac à main dans l'entrée de son appartement et retira ses chaussures à talons avec un profond soupir de soulagement. Elle agita les doigts de pied avec plaisir et s'étira longuement. Après une douche bien chaude, elle se sentait beaucoup mieux. Elle récupéra son téléphone dans son sac et passa un coup de téléphone. La discussion avec son frère tourna rapidement vers Ty et, comme d'habitude, Kalaya finit par s'énerver. Elle avait raccroché avec la même force, manquant de faire rebondir son portable contre le parquet. Depuis qu'elle avait atterri à Kelowna, elle avait songé à ramener son fils avec elle, sans grand succès. Elle devait, en plus, faire face à ses parents qui ne voudraient jamais le lui laisser et elle doutait d'un procès puisse changer quoi que ce soit. En définitive, elle était coincée et ne savait pas comment faire. Elle se dirigea vers sa cuisine pour sortir une bouteille de vin qu'elle avait déjà entamée. Elle ne buvait jamais trop, mais il lui arrivait de se faire un petit plaisir de temps en temps. Elle se servit un verre et retourna dans son salon. Elle s'affala ensuite sur son canapé et alluma la télévision. Il n'y avait pas grand-chose sur les différentes chaînes. Des pseudo-stars de télé-réalité qui se tiraient les cheveux parce que Machin avait dit à l'autre que son soutien-gorge était trop rose, Gordon Ramsey qui hurlait sur un restaurateur raté, des informations qui relataient des attentats, une chaîne de clips avec des filles aux formes trop avantageuses qui se trémoussaient contre les cuisses de rappeurs qui crachaient des insultes tous les deux mots. Vraiment, la télévision n'était pas le meilleur endroit pour se détendre, même avec un bon verre de vin blanc. Elle poussa un long soupir d'agacement et se redressa soudainement de son canapé. Elle ne pouvait pas passer sa soirée à broyer du noir. Elle devait faire quelque chose. Il ne lui fallut pas longtemps pour se décider. Elle avait un point de chute dès qu'elle en avait envie. Elle alla attraper une bouteille dans sa mini-cave et l'emballa dans un sachet de kraft brun pas très esthétique. Elle balança son sac à main sur son épaule, vérifia qu'elle avait ce qu'il fallait et enfila des chaussures plates avant de partir pour une petite promenade.

Elle arriva à sa destination et fouilla dans son sac pour sortir un trousseau imposant. Elle le fit tourner dans ses mains pour retrouver la bonne clé, s'engouffra dans l'immeuble et atteignit rapidement l'étage qui l'intéressait. Elle chercha une nouvelle fois la bonne clé et rentra dans l'appartement. « Garyyyyyyyyyyyyyyyyyy ! » Elle criait toujours à tue-tête le nom de son ami à travers son appartement, sans vraiment se soucier de savoir si le résident était occupé ou non. Elle retira ses chaussures pour se mettre à l'aise, tout en continuant à parler. « Ce soir, c'est ma tournée, je sors les verres et prépare-toi, j'ai une vraie merveille à te faire goûter, tu m'en diras des nouvelles. » Elle s'attarda sur la cuisine pour attraper un tire-bouchon dans un tiroir qu'elle referma d'un coup de hanche. Elle était sur le point de sortir de la cuisine lorsque son ami lui barra la route. Elle allait lui adresser un immense sourire lorsqu'elle se rendit compte de l'air sur son visage. Elle fronça les sourcils. « Oh oh... Je tombe mal, n'est-ce pas ? » En observant l'expression de Gary, elle se tordit le cou pour observer le salon, malgré les tentatives de l'ingénieur son pour lui masquer la vue. Elle finit par apercevoir la raison pour laquelle Gary ne semblait pas heureux de la voir. « Je tombe carrément mal... » Gary haussa les sourcils et prit un air légèrement condescendant, celui qu'il prenait lorsqu'il voulait signifier à Kalaya qu'elle allait trop loin. « Sans blague ! » La sommelière grimaça. Il était vrai qu'elle aurait pu appeler ou envoyer un message avant de débarquer comme une tornade, mais elle n'y avait pas vraiment penser sur le moment. Elle se mit sur la pointe des pieds pour regarder également l'inconnu dans le salon et éleva la voix pour se faire entendre. « Faites comme si je n'étais pas là... non en vrai, attendez que je sois partie avant de faire comme si je n'étais pas là... » Gary passa la main sur son visage, désespéré. « Eh mec, c'est toi qui choisis, tu préfères faire une soirée à trois avec notre bruyante visiteuse ou en tête-à-tête avec moi ? » Kalaya haussa des sourcils interrogatifs vers son ami tout en trépignant de savoir ce que l'inconnu allait décider.

Comment j'imagine l'appartement de Gary, en gros :
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A KELOWNA DEPUIS : 27/06/2015

MessageSujet: Re: Party at Gary's | Blake   Dim 5 Juil - 20:01

Il te semblait avoir entendu un bruit, celui assez caractéristique d’une clé qu’on tourne dans une serrure pour ouvrir la porte. Etrange, dans ton souvenir, Gary vit seul, et d’ailleurs, tu lui envoies une boutade sur le sujet lorsque tu entends un bruit de talons dans l’entrée, peu de temps avant qu’une voix féminine appelle son nom à tue-tête. – Tu m’avais caché des choses toi non ? Lances-tu à ton pote, un sourire taquin aux lèvres, prêt à enfoncer le clou s’il s’aventurait à nier. – Et ne me dit pas que c’est pas ce que je crois.. je ne crois rien, je constate. T’es chiant, c’est un fait, tu le revendiques, et Gary le sait parfaitement. Il soupire avant de lancer d’un ton un peu blasé – T’es con. C’est une amie. Tu l’imagines en train de secouer la tête d’un air dépité en constatant ce sourire malicieux qui ne quitte pas tes lèvres. Ta bouteille de bière à la main, tu te lèves du canapé, tu te mets face à la fenêtre du salon, tu ne sais pas qui est cette jeune femme qui vient de faire irruption dans l’appartement, mais au ton qu’elle emploie, elle semble bien connaître Gary. Tu n’es pas un associal, mais sans vraiment savoir pourquoi, tu as eu ce réflexe, et ça n’a pas échappé à cette invitée surprise. Surprise ? Tu l’as déduis par le silence plutôt éloquent de votre ami commun. Tu te doutes qu’il l’aurait sans doute accueillie chaleureusement s’il avait attendu sa visite, mais tu gardes cette réflexion pour toi. Sa voix n’est pas désagréable, mais son débit rapide te souffle l’intuition qu’elle ne doit pas tenir en place, ça te fait sourire. – Faîtes comme si je n’étais pas là… Non en vrai attendez que je sois partie pour faire comme si je n’étais pas là… Mordante, c’est à toi qu’elle adresse cette remarque acerbe. Le moins que tu puisses dire c’est qu’elle ne manque pas de culot. Bon, il faut reconnaître, à sa décharge, que tu ne t’es pas montré sous ton jour le plus courtois. Du caractère, c’est indéniable, tu trouves ça plutôt sexy en réalité. Tu te retournes, ce sourire taquin ayant retrouvé sa place au coin de tes lèvres, et tu répliques avec amusement pour ton ami que tu sens un peu nerveux tout d’un coup. – Gary, détends toi mon pote, plus on est de fous plus on rit… Toi en revanche, tu sembles avoir perdu un peu la main en terme de boutades, te lamentes-tu mentalement. Tu fais quelques pas vers la jeune femme qui est venue bousculer vos plans de soirée entre célibataires, et tu remarques les notes fraîches et un peu acidulées de son parfum, et tu t’en sers comme approche pour essayer de te rattraper sur ta piteuse prestation, quelques instants plus tôt. –  Agrumes. Frais et discret. Je dirais « Orange Blossom » de Jo Malone ? Tu n’as pas vraiment de mérite, tes autres sens se sont considérablement amplifiés depuis quelques temps et tu as un ami nez,  qui ne manque pas de te faire profiter de ses connaissances en matière de parfums. – Un aussi bon choix de parfum ne peut être associé qu’à une personnalité tonique et délicate. Lances-tu en guise de salutation.
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MessageSujet: Re: Party at Gary's | Blake   Lun 6 Juil - 2:32



L'inconnu était un homme, assez grand, pas très épais, qui tenait entre ses mains une bouteille de bière. Vraisemblablement une vraie soirée entre mecs. Il ne manquait plus qu'un match de football ou de baseball et on avait réuni tous les éléments. Kalaya s'attendait presque à se voir refuser l'accès à la soirée. Toutefois, contre toute attente, l'homme accepta. Un immense sourire vint illuminer le visage de la sommelière, autant pour l'approbation que pour la remarque. « Merci !! Enfin quelqu'un qui me comprend. Gary est persuadé qu'il est impossible de réunir deux cercles d'amis dans la même pièce sans qu'il ne se passe un phénomène paranormal qui mettrait fin au monde. » Gary roula des yeux. Il savait que son amie aimait bien s'amuser de son comportement en société, mais se voir jouer ainsi devant un autre ami, ce n'était pas facile. Encore moins lorsque le-dit ami faisait tout pour ne pas l'aider. Il ne prit pas la peine de tourner la tête, mais le destinataire de ses paroles était parfaitement clair. « C'est parce que tu ne la connais pas, elle. Contrairement à moi... » Il avait dit cela sur le ton masqué de la plaisanterie, avec un léger soupçon de déception. Il connaissait Kalaya depuis si longtemps qu'il savait à quoi s'attendre, ou pas, justement. La jeune femme lui donna une petite tape sur le ventre du dos de la main, feignant d'être vexée. « Fais pas ton boudin, toi. Promis, je suis sage. » Elle tapota la joue de son ami pour le taquiner et passa à côté de lui pour rejoindre le second invité. Elle n'eut pas le temps de se présenter que l'inconnu prit la parole, lui clouant le bec. Elle resta un instant interdite, ne sachant pas quoi dire. Finalement quelques paroles sortirent de sa bouche. « Euh... Merci, c'est gentil... » Elle ne savait pas trop comment répondre. Tonique et délicate. Tonique oui, sûrement, mais délicate, ça dépendait de beaucoup de choses. Était-ce une technique de drague douteuse ou était-il simplement original pour se présenter, elle ne saurait trop dire. Elle n'avait jamais été très douée pour comprendre les gens d'un premier regard, mais celui-là était encore pire que les autres. C'était comme si elle ne pouvait pas lire quoi que ce soit dans ses yeux. Le gloussement de Gary dans son dos la fit reprendre ses esprits et la parole. Elle n'allait pas se laisser battre sur un terrain connu. « Bière... blonde... âcre... Moosehead ! » Elle n'avait même pas eu besoin de lire l'étiquette. Encore moins de sentir cette odeur à vrai dire, puisqu'elle continua sur sa lancée. « Le prix à payer quand on est invité chez Gary. » La réplique de Gary ne se fit pas attendre. « Rappelle-moi la prochaine fois de ne plus te prêter de lit. » Elle adressa un sourire malicieux à son vieil ami. Elle n'aimait pas la bière et encore moins celle qui envahissait le réfrigérateur de l'appartement. Évidemment, elle ne se retenait pas pour saisir n'importe quelle opportunité pour le lui rappeler. En contrepartie, elle avait déjà partagé quelques bouteilles de très bon vin, un peu comme ce soir.

La jeune femme se tourna vers l'inconnu et sortit la bouteille de son papier. « Par chance, j'ai quelque chose qui devrait changer la donne. Regardez-moi cette merveille ! Vous m'en direz des nouvelles au niveau de l'odeur aussi ! » Elle exhiba la bouteille, étiquette en direction de l'homme en face d'elle, de la manière la plus naturelle du monde, en quête d'approbation. « Si vous voulez, je vous laisse même l'honneur de la déboucher. » Elle pouvait très bien le faire, ou Gary, mais elle était dans son élément dans le milieu du vin et elle pouvait se permettre d'être un peu plus relâchée. Son vieil ami ouvrit la bouche puis la referma, déclenchant un haussement de sourcil de la part de la jeune femme. « Quoi ? T'es jaloux que je ne te le demande pas à toi ? Alors, qu'est-ce que vous en pensez ? »
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MessageSujet: Re: Party at Gary's | Blake   Ven 17 Juil - 19:06


Elle a cette malice dans les yeux… Tu ne le vois pas, mais tu le devines au son de sa voix, à ses intonations taquines lorsqu’elle commente les capacités de Gary à faire coexister deux cercles différents… Ou bien à se évoluer dans un environnement comportant plus de deux êtres humains de manière générale. Ça te fait sourire. – Ah, je ne suis pas le seul à lui assurer que ça ne déclenchera pas un deuxième Tchernobyl. Ce à quoi l’intéressé rétorque que c’est parce que contrairement à lui, il ne connaît pas la jeune femme, ayant l’air de dire qu’avec elle, ce ne serait pas exclu. Cette façon qu’elle avait eue de promettre de bien se tenir trahissait une espièglerie et une effronterie un peu enfantine, et te laissait supposer que la soirée pourrait être très divertissante. - Bière… blonde…âcre… Moosehead. Rétorque-t-elle, se prenant à ton jeu. Tu avais bien deviné, elle avait la répartie intéressante… Mais elle te coupe l’herbe sous le pied en concluant que c’est le prix à payer lorsqu’on est chez Gary. De toute évidence, elle n’est pas une amateur de bière et elle le dit clairement, annonçant qu’elle a, heureusement, apporté quelque chose d’un peu plus honorable. C’est une fonceuse, vraisemblablement, qui n’a pas peur de montrer son assurance, et sortant la bouteille de son sac en papier kraft prévient en ayant bien du mal à contenir sa fierté et cet enthousiasme contagieux qui la transporte. Tu parierais qu’elle s’y connaît, quelque soit le contenu de cette bouteille dont elle parle avec émerveillement, tu le perçois dans sa voix. Taquine, elle te renvoie ta propre réplique sur les odeurs, et ajoute avec un amusement très spontané - Si vous voulez, je vous laisse même l’honneur de la déboucher. Aie. Là tu vas avoir un problème. Tu te rends compte que mis à part Gary, tu as vu peu de monde depuis l’accident, et tu n’as que rarement eu à annoncer clairement ce nouvel handicap avec lequel tu dois composer. Toi-même t’es encore en train de digérer l’information, tu commences tout juste à t’adapter à ta nouvelle vie, avec tous les obstacles qui n’en étaient pas avant et qui qui se dressent maintenant entre toi et les actes les plus anodins de la vie quotidienne… Gary, lui c’est différent, c’est comme le frère que tu n’as jamais eu. Et puis, tu n’as pas eu besoin de lui dire, il l’a compris dès qu’il t’a vu, et c’est seulement maintenant que tu réalises à quel point tu es reconnaissant qu’il n’ait rien demandé, rien dit. Il n’a rien dit, il s’est juste pointé à l’adresse de ton nouvel appartement pour t’aider à emménager. Tu perçois ce léger toussotement, que la jeune femme, elle n’a pas remarqué, suivi d’un silence, et tu as compris que ton ami s’apprêtait à dire quelque chose mais que finalement il s’est ravisé. – J’en pense que c’est sûrement une très bonne bouteille mais je pense que c’est au maître des lieux de procéder… Tu n’est pas du genre à te défiler normalement, mais tu n’aimes pas dire ces petits mots à voix haute, pour toi c’est comme te ranger dans une boîte, et tu sais qu’en plus généralement ça t’attire la pitié des autres, ce dont tu as horreur, fierté oblige.
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MessageSujet: Re: Party at Gary's | Blake   Sam 18 Juil - 17:52



Kalaya étira un immense sourire en se tournant vers Gary. « Je l'aime déjà, ton ami. » Il était de son côté, difficile de ne pas l'apprécier pour le moment. Et puis, il n'avait pas l'air bien méchant. Il était cependant un peu étrange, une impression qu'elle avait. Il n'était pas comme les autres. Notamment parce qu'il refusait de déboucher une bouteille de vin, une bonne qui plus est. « Ne vous inquiétez donc pas pour lui, il a eu l'occasion d'en ouvrir certaines et il en ouvrira d'autres à l'aven-aïe ! », commença-t-elle à insister. La sommelière tourna vivement la tête vers son agresseur, massant la zone douloureuse de son flanc qui venait de se faire pincer. Gary lui lança un regard noir et lui intima de se taire d'un doigt sur la bouche. Se rendait-il compte qu'il avait l'air débile devant son ami ? La jeune femme haussa les épaules et changea d'interlocuteur. « Garychou, tu pourrais aller me chercher les verres s'il te plaît, toi qui es si serviable ? » Gary rentra la tête dans les épaules et grimaça. Il détestait lorsque Kalaya lui donnait des petits surnoms débiles. Mais il se déplaça vers la cuisine pour ramener les trois verres qu'elle avait demandés. Pendant ce temps, Kalaya s'occupait de la bouteille. Rodée à cet exercice, il ne lui fallut pas longtemps pour faire entendre le pop du bouchon en liège qui se libérait du gouleau. « T'es un amour, merci. Bon, on ne va pas rester plantés là comme des arbres, allons nous asseoir, non ? » Elle ne se préoccupa pas de leurs réponses et partit en direction du canapé. Elle ne s'assit pas directement, occupée à verser le liquide rouge intense dans les verres déposés par l'ingénieur. Si on faisait tourner le verre, on pouvait apercevoir des reflets violets (bien qu'en réalité, la rédactrice se rend compte que ce genre de détails n'intéressent pas la joueuse d'un aveugle...). La sommelière se laissa ensuite tomber sur le canapé. Gary s'assit à côté d'elle et lança dans la direction de l'inconnu. « À tes 2 heures, bud' » Kalaya haussa un sourcil. Qu'est-ce qu'il racontait encore ? Dans sa tête, une phrase fusa, mais ne parvint pas jusqu'à sa bouche pour se faire entendre. Ça va, il est pas aveugle et le verre n'est pas invisible... Elle finit par hausser simplement les épaules en se saisissant du premier verre qu'elle vit. « Pomerol "Cadet de Gombaude", cuvée 2011. J'espère que vous aimez le rouge, ... » Elle avait laissé sa phrase en suspens parce qu'elle s'était rendue compte qu'elle ne connaissait pas le prénom de son interlocuteur. « Ami de Gary... » C'était la première chose qui lui était venue à l'esprit, plutôt que de simplement lui demander son prénom. Gary étouffa un gloussement moqueur mais ne prit pas la peine de sortir son amie de cette situation. Kalaya ne se laissa cependant pas démonter pour autant. « D'ailleurs, d'où vous vous connaissez tous les deux ? » Elle connaissait Gary depuis très longtemps, mais elle n'avait pas le souvenir de l'avoir vu avec l'inconnu de l'appartement. Il fallait aussi dire que cela fait un certain temps qu'elle et lui ne s'étaient pas revus.

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MessageSujet: Re: Party at Gary's | Blake   Sam 18 Juil - 20:15


Tu avais supposé qu’elle s’était tournée vers Gary puisque c’était à lui qu’elle venait de s’adresser, commentant d’un ton décidé et aussi un peu espiègle ta remarque sur le mélange des cercles sociaux. – Je l’aime déjà ton ami. Ces petits mots te font esquisser un sourire amusé, en fait, tu lâches même un léger rire, un ricanement, gentiment moqueur adressé à celui que tu surnommes juste pour l’embêter McGeek. Tu le sais, étrangement, modérément attaché aux origines écossaises de sa famille et tu en profites lâchement pour décliner son nom en toutes sortes de sobriquets ridicules, une habitude que tu traînes depuis la fac et que tu n’es pas du tout disposé à abandonner. Il le sait, et ne réagit même plus.

Là où par contre il se manifeste, c’est lorsqu’elle insiste pour te faire ouvrir cette bouteille... Tu craignais ce scénario, et tu ne peux te retourner que contre toi-même parce que tu ne clarifies pas les choses. Tu as encore rencontré peu de monde depuis que tu as perdu la vue, mais les personnes que tu as rencontrées l’ont remarqué d’emblée. Il faut dire que lorsque tu es allé à la fac pour formaliser ton embauche, tu avais cette canne blanche avec toi, celle qui dit les choses à ta place, qui est ton alliée autant que ton ennemie. Comme tu es chez Gary, tu l’as laissée dans l’entrée, tu connais suffisamment son appartement pour te diriger à l’aide des meubles, tu as la notion des espaces et de l’agencement dans la tête. C’est donc, suite à l’intervention de Gary que l’inconnue prend finalement les choses en main, et il faut que quelques secondes pour que le léger ‘pop’ du bouchon se fasse entendre. Elle doit avoir l’habitude de ce geste, et en reliant les morceaux, avec son enthousiasme devant cette fameuse bouteille, tu en déduis qu’elle est soit amateur avisé, ou bien que c’est son métier. Tu ne sais pas encore quelle hypothèse est la bonne, mais tu comptes bien le clarifier dans le courant de la soirée. – Bon, on ne va pas rester plantés là comme des arbres, allons nous asseoir, non ? Suggère-telle avec assurance. L’absence de réaction de Gary t’indique qu’il est suffisamment habitué à son caractère pour ne pas s’en offusquer.

Tu fais quelques pas pour retrouver ta place initiale, dans le canapé, et prends le verre sans tâtonner, grâce à la précision de Gary. – Thanks mate. Glisses-tu à son attention. – J’espère que vous aimez le rouge... Ami de Gary. Voyant qu’il ne compte pas la sortir de son pétrin, tu saisis la perche, relançant la conversation par la même occasion. – On s’est connus à la fac. Simon Fraser U. On avait un module en commun. Précises-tu avant de réaliser que tu n’as toujours pas donné ton prénom. – Et à l’exception de Gary et quelques autres ados attardés du département des sciences de SFU, tout le monde m’appelle Blake. Lances-tu avec amusement. L’expression « je m’appelle » t’ayant toujours parue saugrenue.
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MessageSujet: Re: Party at Gary's | Blake   Dim 19 Juil - 2:24



« Trinquons donc à cette soirée découverte et rupture des cercles sociaux de Gary ! », s'enquit-elle joyeusement en levant son verre dans les airs, sans prendre la peine de trinquer proprement. Elle prit rapidement une gorgée du vin. Elle en connaissait tous les arômes depuis le temps. Dans son nez vibraient les notes de fruits noirs et d'épices, le tout relevé d'une pointe de réglisse. Ses papilles se mirent en éveil. Tout d'abord ample et vif, le liquide se fit tendre et souple en fin de bouche. Elle ferma un court instant les yeux, le temps que l'inconnu ne réponde à sa question, tout en se présentant. « Enchantée Blake, je suis Kalaya. À l'exception de Gary et de quelques autres personnes qui ont le courage de me supporter depuis longtemps, tout le monde m'appelle comme ça. » Elle tendit sa main droite en direction de l'homme, dans l'espoir de serrer la sienne pour sceller les présentations. Constatant qu'il ne semblait pas prêt à ce genre de sacrifice, elle remit sa main sur le pied de son verre, reprenant la parole. « Simon Fraser ? Mais vous êtes de Vancouver aussi ? » Gary était vraiment secret sur sa vie en-dehors de celle qu'il vivait lorsqu'ils étaient ensemble. Pourtant, elle avait parfois croisé des amis de fac, mais ce Blake, jamais. Elle ne lui en tenait pas rigueur cependant, lui-même ne connaissait pas tous ses amis à elle. « Département des sciences en plus ? Il aurait pu m'éviter le massacre pour ma Graduation... » C'était une petite pique à Gary, évidemment. Si en chimie, elle avait été imbattable au lycée, c'étaient les mathématiques et les autres sciences en général qui lui avaient plombé les notes pour son diplôme de fin d'études secondaires, menaçant son entrée à la Brock University. Gary ricana doucement. « Tu parles, il n'aurait pas tenu un quart d'heure avec toi comme élève ! Je lui ai sauvé la vie ! » C'était chacun son tour de subir des moqueries. Cependant, l'ingénieur avait très probablement raison. La jeune femme était plutôt timide lorsqu'elle se retrouvait en communauté, elle avait plutôt tendance à s'ouvrir lorsqu'elle n'interagissait qu'avec une seule personne. D'un extrême à l'autre, il n'y avait qu'un pas. Heureusement - ou malheureusement - Kalaya avait évolué et envoyé la timidité dans un placard qu'elle avait verrouillé à triple tour, laissant place à cette sommelière franche qui parle beaucoup et très vite. « Et donc du coup, vous pouvez résoudre les crimes en utilisant le théorème de Pythagore ? » Elle avait déduit qu'il faisait des mathématiques, étant donné que le seul cours que Gary aurait pu prendre en sciences, c'était bien celui-là. Elle faisait alors une référence à cette série étrange qu'elle avait regardé une fois avec Pierre, qui lui en était un fan absolu. Elle avait rapidement cessé de vouloir en comprendre le principe, mais elle avait toujours accepté de regarder avec lui malgré tout. En repensant au Français, elle tapota son alliance contre la jambe de son verre, pensive.

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A KELOWNA DEPUIS : 27/06/2015

MessageSujet: Re: Party at Gary's | Blake   Lun 20 Juil - 19:49


Tu lèves ton verre, plus par instinct qu’autre chose, en l’entendant porter son toast, un sourire venant étirer le coin de tes lèvres, concluant d’un ton amusé, te régalant intérieurement de son ton enjoué, aussi pétillant que les bulle du champagne qu’il n’y avait pas dans cette maison. – Cheers. Et, portant le verre à tes lèvres, tu goûtes ce vin dont elle parlait avec tant d’excitation dans la voix. Tout inexpérimenté du vin que tu es, tu perçois malgré tout une saveur fruitée, un arrière goût qui te rappelle les baies, même si tu ne sais plus desquelles il s’agit. Une moue se dessine sur tes lèvres ; il y a autre chose derrière cet arôme fruité, mais tu ne parviens pas à le définir, ça t’agace un peu. Mais Kalaya, tu saisis l’information au vol, te coupe dans tes délibérations intérieures. – Ravi de faire votre connaissance Kalaya. Réponds-tu avec un vrai sourire cette fois. Tu ne sais pas qu’elle tendait sa main, l’idée de n’a même pas effleuré à vrai dire, ou plutôt, tu étais trop absorbé par tes considérations pseudo-oenologiques pour y penser, te laissant passer pour un rustre, ce que tu notes mentalement en te traitant d’imbécile du même coup. Elle ne semble pas t’en tenir rigueur, embrayant sur Simon Fraser. – J’aurais aimé, mais non, de Toronto. Rectifies tu avec malice. – Le ski tous les week-end, ça m’aurait bien plu. Un voile d’amertume passe sur ton visage : ça aussi c’est une chose à laquelle tu dois maintenant renoncer, un passe-temps que tu avais découvert à la fac et qui t’avait grisé.

Tu écoutes leur petit échange de boutades, chassant les pensées monotones de ton esprit, parce que si tu commences à ruminer, c’est une spirale qui assez menaçante qui va se refermer sur toi, et tu ne veux pas prendre le risque, surtout pas lorsque tu as de la compagnie. – Ah.. les sciences n’ont pas bonne réputation… Mais elles sont partout. Lances-tu en riant de sa remarque sur le théorème de pythagore. Sa déduction était rapide et tu en conclus à ton tour qu’elle sait ce que Gary avait comme modules à la fac, et par conséquent qu’elle le connaît au moins depuis cette période. – Vous avez regardé cette série n’est-ce pas ? T’as oublié le titre, mais tu te souviens que ça passait au début des années 2000, tous les mardi soirs, personne n’avait le droit de parler à table parce que ta mère suivait avec assiduité, sûrement plus pour le petit génie aux yeux malicieux que pour le sérieux du contenu scientifique. – Numb3rs c'est bien ça ? Ça t’es revenu tu ne sais pas trop comment, mais t’es presque sur que c’est ça et tu enchaînes. – C’est l’idée oui, mais les maths ne font pas tout. Elles sont un outil comme un autre. Tu imagines Gary rouler des yeux, repensant à ce vieux prof que vous aviez. – Hein McRègleACalcul. Lances-tu d’un ton railleur. Puis, pivotant légèrement la tête vers Kalaya, tu demandes. – Alors vous connaissez Gary depuis longtemps ? Cherchant toujours à mettre une définition sur cet arrière goût un peu relevé qui te titille le palais.
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MessageSujet: Re: Party at Gary's | Blake   Mar 21 Juil - 2:13



Malgré un sérieux problème avec le serrage de mains, Blake était sympathique. Il avait une conversation qui donnait envie qu'on la poursuive, même s'il ne venait pas de Vancouver. « J'étais à côté de Toronto pour mes études ! C'est marrant comme le monde est petit, mais que les vies ne se croisent pas forcément. » C'était un peu comme si le destin avait décidé de ne pas croiser leurs vies avant aujourd'hui. Et encore, c'était sans compter sur la phobie du croisement social de Gary. Lorsqu'il parla de ski, avec un air qui semblait triste et nostalgique, Kalaya put immédiatement répliquer. « C'est possible ici aussi ! Il faut juste attendre l'hiver pour plus de poudreuse, mais la chaîne Monashee n'est qu'à quelques heures de route. » Elle avait eu le temps d'étudier la région dans son avion de Dubaï à Kelowna. Elle avait mémorisé les choses qui pourraient être intéressantes pour lui vider la tête.

Non, les sciences n'avaient pas bonne réputation. « Surtout les maths. », nuança-t-elle, en fervante défenseure de la chimie. Elle savait faire ses comptes, elle avait également appris à gérer les stocks des caves, mais tout le reste du monde des mathématiciens se cantonnait à du chinois. Blake avait compris sa référence. C'était déjà ça, il ne serait pas trop perdu avec elle. Plus l'homme parlait, plus elle se rendait compte de la relation qu'il avait avec Gary. Un peu comme la leur, en réalité. Celle de la taquinerie à qui mieux mieux, mais aucun doute que chacun avait une grande affection et un grand respect pour l'autre. Elle répondit ensuite à Blake. « Oui, c'est ça, Numb3rs ! On m'obligeait à regarder plus que je ne la regardais volontairement... » Et elle ne put s'empêcher d'ajouter. « En français au début, en plus... » Une horreur, surtout pour la jeune femme qui ne comprenait pas vraiment la langue. Et puis, Pierre avait voulu s'avancer, alors ils avaient commencé à les regarder en anglais, ce qui, finalement, n'avait pas plus avancé la sommelière qui n'avait pas plus apprécié. Dans sa tête, elle se frappait. Elle l'avait cherché, à entamer un sujet qui la conduirait à son fiancé alors qu'elle cherchait par tous les moyens de ne pas repartir dans son flot de questions le concernant. Et elle avait été prise au piège par son interlocuteur qui n'avait fait que rebondir innocemment sur ses paroles.

Elle reprit ses esprits lorsque Blake lui demanda si elle connaissait Gary depuis longtemps. « Oulah, ça doit faire... » Elle releva la tête vers le plafond, comptant sur ses doigts avec hésitation. « 23 ans ! » Elle était étonnée. Le temps passait à une vitesse folle. Cela faisait déjà 23 ans qu'elle avait quitté son pays natal pour le Canada. Gary ne se priva pas pour exprimer à haute voix ses pensées. « Ouais, depuis que t'as débarqué chez tes parents ! J'étais traîné de force à la fête de bienvenue, c'était génial... » Kalaya fronça les sourcils et frappa le bras de son ami. Il la taquinait, elle le savait, mais elle ne pouvait s'empêcher de réagir. Il n'avait pourtant pas vraiment tort. À son arrivée, la petite Coréenne qu'elle était avait été timide et silencieuse. Impossible de la faire s'ouvrir au monde qui l'entourait à présent. Elle ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait. Elle ne comprenait pas l'anglais. C'était une autre époque. La jeune femme tourna à nouveau la tête pour s'expliquer auprès de Blake. « Nos parents se connaissent depuis le lycée, je crois. Du coup, ils se réunissaient assez souvent pour des repas ou des vacances... et Gary était obligé de jouer avec moi. » Et l'intéressé de répliquer « Et c'était pas facile les premières années... » C'était encore une fois vrai. Il y avait d'abord eu la différence de langue et de culture, et puis il y a eu la différence d'âge qui avait rapidement joué. Mais, au fil des années et malgré tout, ils étaient parvenus à ce résultat. « Et regardez-nous maintenant, assis dans le même canapé, 23 ans après. Pour, par contre, ce n'est toujours pas facile de se supporter des fois. », ajouta-t-elle avec un petit rire. Il fallait dire que, cette fois-ci, Kalaya avait débarqué chez Gary quasiment à l'improviste, avec une vague explication dans son mail depuis Dubaï. Il n'avait pas pu assister au mariage à cause de son travail, mais Jill et Robert n'avaient pensé à l'appeler pour vérifier s'il avait des nouvelles de leur fille qu'au bout d'une semaine après la "disparition" de Kalaya, pour une raison obscure - probablement parce que la sommelière n'avait plus parlé de Gary pendant quelques temps. Toutefois, quand bien même ils n'avaient pas eu de vraie discussion depuis plusieurs années, l'ingénieur n'avait pas posé de questions à son amie lorsqu'elle avait sonné à sa porte, une valise à la main et un demi-sourire pour masquer des émotions bien plus fortes. Il lui avait laissé le temps de s'ouvrir et de tout lui raconter, comme la première fois qu'ils s'étaient rencontrés, vingt-trois ans auparavant. Kalaya fixait son ami avec un immense sourire. Malgré tout, elle l'aimait énormément et lui serait à jamais reconnaissante pour tout ce qu'il avait fait et faisait pour elle. Comme être là les soirs où elle se disputait encore avec Jin, même lorsqu'il avait la visite d'un ancien camarade d'université. La conversation tournait trop à l'émotion, il fallait qu'elle change de sujet. Elle prit une nouvelle gorgée de vin qui l'inspira. « Alors, votre avis sur le vin ? » Elle n'avait pas oublié le petit numéro de Blake sur son parfum et elle devait tout de même avouer qu'elle avait été intriguée. Était-il nez ? Avec des mathématiques, c'était bizarre, mais on pouvait s'attendre à tout. Une connaissance à lui portait le même ? Beaucoup plus plausible, mais elle ne connaissait pas la réponse. Elle restait donc dans son mystère.

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The story starts laying in the dark with someone new. I’m feeling tired from all the time I spent on you. But I know I’m strong from all the trouble I’ve been through. The story starts where the story falls apart with you. Don’t lie, bright eyes, is it me that you see when you fall asleep? Cause I know it’s you I dream about every night. Giving me a feeling like love in the summer way I’ve never felt with another. Don’t lie, bright eyes, is it me that you see? Tell me I’m not dreaming alone. by sian
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