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 "Des adieux difficiles" PV Allistair Rowlan

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A KELOWNA DEPUIS : 06/07/2015

MessageSujet: "Des adieux difficiles" PV Allistair Rowlan    Mar 7 Juil - 19:29





















 ❝ Des Adieux difficiles❞
Grace&Allistair ~



Ailis jouait dehors avec Shadow,  un magnifique golden retriever que j’avais récupéré à la SPA pour son anniversaire. C’était un chien calme qui débordait d’affection. Il avait été abandonné par ses maîtres lors d’un départ en vacances. En croisant son regard, j’étais persuadée qu’il serait un compagnon idéal pour ma petite fille. Ce cadeau n’avait pas vraiment emballé Allistair qui s’était empressé de râler trouvant à ce chien tous les défauts du monde. Ce que je n’avouais pas c’est que depuis son départ je me sentais profondément seule dans cette grande maison. J’avais parfois peur…
En regardant Ailis jouait, je revenais quelques années en arrière où Allistair et moi profitions du soleil dans notre jardin. Il m’enlaçait, m’embrassait, caressait mon ventre rond qui annonçait une naissance à venir. Nous étions tellement heureux. Ces souvenirs me paraissaient si lointains alors que les disputes, quant à elles, étaient toujours ancrées dans mon esprit. La dernière, en particulier, me plongeait dans une profonde tristesse. « Ecoutes Grace, je  ne vais pas y aller par quatre chemins, toi et moi ça fonctionne plus, il serait peut-être préférable qu’on divorce ». Je m’étais sentie tellement anéantie. Mais il avait raison, notre couple avait perdu cette complicité. Nous ne faisions que nous disputer, tous les jours, pour les mêmes sujets. Je l’avais profondément blessé alors que j’avais refusé d’arrêter les missions humanitaires. Pour lui, c’était comme si j’avais choisi mon métier à la place de mon époux et de ma fille. Il ne comprenait pas que j’avais un besoin presque viscérale de partir, de secourir des personnes qui se trouvaient dans un état de pauvreté, de misère. Même si ma mission en Centrafrique continuait à me laisser de profondes séquelles, je n’imaginais pas ma vie sans mon métier.  J’avais voulu être honnête avec lui, comme je l’avais toujours été, mais à ses yeux ma décision équivalait à une trahison.


Aujourd’hui cela faisait une semaine et demi qu’il avait déménagé et il comptait passer rapidement récupérer certaines de ses affaires. Je lui avais correctement rangé celle-ci dans des cartons et l’attendais patiemment dans le salon. Devant Ailis, nous avions une entente parfaite. Mais aussitôt que la petite fille avait le dos tourné nous abordions des sujets fâcheux. J’espérais que cette prochaine visite se passerait bien. Pour l’aborder dans les meilleures conditions, j’avais préparé du thé glacé et commandé quelques gâteaux. En entendant la sonnerie, mon cœur s’emballa alors que l’anxiété nouait mon estomac. Respire Grace, respire. Ailis se précipita dans le hall d’entrée « Papa, Papa, Papa !!!!! » suivit de près par Shadow. « Tu n’ouvres pas la porte sans moi, la prévins-je. Toi, Shadow, tu ne bouges pas. ». J’ouvrais doucement la porte sur l’homme qui avait représenté toute ma vie, une vie sur laquelle on m’obligeait à tirer un trait. «[b] Bonjour Allistair,[/b] déclarais-je ».  Je sentais les battements de mon cœur s’accéléraient dans ma poitrine alors que je croisais le regard de celui qui ne serait bientôt plus mon mari.




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A KELOWNA DEPUIS : 06/07/2015

MessageSujet: Re: "Des adieux difficiles" PV Allistair Rowlan    Mar 7 Juil - 23:39

Comment ? Telle était la question qui tournait dans tête. Comment en étaient-ils arrivés là ? Comment avaient-ils fait pour ne pas réagir avant ? Comment est-ce que lui, Allistair, avait-il bien pu se laisser tout foutre en l’air ? Parce que même si Grace avait sa part de responsabilités dans l’histoire, il n’était pas non plus tout à fait innocent. C’était ces tristes pensées qui traversaient son esprit tandis qu’il conduisait la poubelle qui lui servait de voiture jusqu’à la maison qui était encore la sienne il y a une dizaine de jours. Il avait tenu à s’en aller le plus vite possible, pour que le reste du divorce soit moins douloureux. Il avait alors pris un petit appartement en ville, avait entassé quelques affaires dans la vieille voiture qu’il traînait depuis son arrivée aux Etats-Unis et il était parti. Et autant dire que ça n’avait pas été facile. Il avait pensé à se prendre un chien, en plus, Ailis aurait ainsi été ravie. Mais Grace l’avait devancé,, si bien, qu’il n’avait rien trouvé de mieux que de râler. Heureusement que de voir Ailis s’amuser avec Shadow le rabattait un peu son caquet, sinon, sa futur ex-femme en en aurait entendu parler pendant encore des années. Quoi que, se parleront-ils toujours dans quelques années ?

Il gara sa voiture en bas du perron. Il attrapa sa canne et d’un pas lent et boiteux qui était maintenant le sien, il se dirigea vers la porte d’entrée. Le doigt sur la sonnette, il eut soudainement envie de partir en courant. Sauf qu’il ne pouvait plus courir, donc ce n’était pas possible. Il était obligé d’affronter Grace. Quand elle lui ouvrit la porte, il eut premièrement la sensation qu’il rentrait à la maison et que tout allait bien. Et puis ce salut, froid, distant. Et son cœur qui se brise, pour la énième fois.

« Bonjour Grace. »

Elle s’effaça et il entra. Ailis se précipita vers lui. Il mit difficilement un genou à terre et il la prit dans ses bras, la serrant contre lui.

« Salut ma princesse. »

Il gratouilla rapidement Shadow et se releva. Sa fille restait accrochée à sa jambe. Elle n’avait pas vu son père depuis quelques jours et même si en temps normal, elle ne passait son temps collé à ses parents, elle semblait se douter que tout ne tournait pas rond. Il lui caressait doucement la tête. Il aurait aimé avoir son insouciance parfois.

« Va jouer avec Shadow ma puce. Maman et moi, il faut qu’on discute de choses pas très intéressantes. »

Hors de question d’aborder des sujets qui fâchent devant elle. Elle n’était qu’une enfant ! Elle n’avait pas à subir ça. Pas contraignante pour deux sous, la petite fille s’éloigna avec son chien d’un pas bondissant. Quand elle eut disparu de leur vue, le sourire qui étirait les lèvres d’Allistair jusqu’à présent se flétrit. Il se tourna vers Grace et la regarda dans les yeux Il se refusait de regarder une quelconque autre partie de son corps. Il ne voulait pas se souvenir.

« Tu as trouvé tout ce que je ai demandée ? »

On sentait la lassitude dans son ton. A peine arrivé, il n’avait déjà qu’une envie : prendre ses cartons et partir.

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A KELOWNA DEPUIS : 06/07/2015

MessageSujet: Re: "Des adieux difficiles" PV Allistair Rowlan    Jeu 9 Juil - 10:50





















❝ Des Adieux difficiles❞
Grace&Allistair ~



Ce salut froid, distant me glaçait le sang. J’ignorais comment deux êtres qui avaient autant partagés, pouvaient se conduire comme de parfait étrangers l’un envers l’autre. Même si mon visage de marbre ne trahissait aucune émotion, je regardais, dévastée, les échanges entre Ailis et Allistair. Ailis ferait partie de ses enfants qui n’avaient pas la chance de grandir avec leurs deux parents. En souffrirait-elle ? Même si nous avions de nombreux désaccords, Allistair et moi étions assez intelligents pour ne pas mêler notre fille à ces histoires.

« Tu as trouvé tout ce que je t’ai demandé ? » Le ton de mon futur ex-mari était glacial ce qui me fit l’effet d’une gifle. J’avais l’impression de n’être qu’un élément gênant dans sa vie. Quelque chose dont il avait envie de se débarrasser pour toujours. Cela me faisait tellement mal car après tout, je conservais de l’affection pour cet homme qui m’avait donné un enfant. Je ne pouvais pas tout oublier. « Oui, oui. Suis-moi, lui dis-je. ». Je le conduisais, m’adaptant à son rythme, jusqu’à la cuisine où se trouvait sur la table en marbre noir, des cartons à son nom. « Je ne savais pas vraiment ce que tu comptais garder… Je t’ai également mis quelques affaires pour Ailis ». J’espérais qu’il ne serait pas froissé par mon geste.

M’activant pendant qu’il vérifiait ses affaires, je lui servais du thé glacé et lui préparais une assiette avec quelques gâteaux. Un ange passa. Puis deux. Puis trois. Nous n’osions à peine nous regarder, chacun sirotant son verre ne trouvant pas le courage d’entamer la conversation avec l’autre. Décidée à faire en sorte que pour une fois sa visite ne se transforme pas en massacre, je me lançais essayant de trouver des sujets anodins. « Ton emménagement s’est bien passé ? ». Signe de tête positif. « Tu as trouvé un kiné pour ta rééducation ? Sinon, je peux très bien te laisser des numéros… » Regard furieux. Allistair détestait qu’on évoque son handicap. Il était tellement têtu qu’il ne prenait pas soin de lui ce qui l’empêchait de retrouver une plus grande mobilité. ‘’Les Kiné, tous des charlatans ’’avait-il de cesse de répéter. N’empêche qu’il avait épousé un médecin et même si j’étais sa future ex-femme, je n’étais pas prête à lâcher l’affaire. J’étais persuadée qu’il pourrait à nouveau courir avec une atèle adaptée. Bon d’accord, niveau « je prends soin de moi », je n’avais pas de conseil à donner. Depuis mon retour de Centrafrique où j’avais attrapé le Paludisme, j’étais toujours en dessous de la courbe de poids recommandé. De plus, je n’avais pas pris rendez-vous avec les psychologues conseillés. Je n’arrivais simplement pas à en parler. Même à Allistair ce qui avait conduit, en grande partie, à la destruction de notre couple. Repenser à ce qui m’était arrivé me plongeait dans un profond mal être et lorsqu’il m’avait retrouvé couverte d’hématomes, Allistair avait changé. Quelque chose en lui s’était brisé… « Il fait chaud ces derniers jours. Ca serait chouette d’emmener Ailis à la plage ou à la piscine. Qu’en penses-tu ? Je pourrais te la laisser le week end prochain et te prêter l’appartement au bord de la mer ». Notre maison était entourée d’un lac où Ailis se baignait sans problème. A vrai dire, je savais qu’Allistair ne sortait plus beaucoup depuis la fusillade. J’espérais qu’Ailis serait un bon moyen pour lui de revivre, tout simplement….





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MessageSujet: Re: "Des adieux difficiles" PV Allistair Rowlan    Ven 10 Juil - 0:02

Il la remercia et se plongea dans les cartons, voir ce qu’elle avait trouvé. Il y avait là la chose la plus horrible à ses yeux : des photos. De celles qui rappellent le bon temps. L’Irlande, quand ils s’étaient mutuellement demandés en mariage, quand il lui avait appris conduire un tracteur, quand ils étaient allés à la fête du village. New-York, quand ils profitaient de leur petit jardin, quand ils passaient leur journée à ne rien faire dans leur grande maison, quand le ventre de Grace grossissait petit à petit. Et Seattle … Les photos de cette époque n’affichaient qu’Ailis. Le pilier de sa vie. Allistair se sentit encore plus morose. Si leur fille n’était pas là, il ne savait vraiment pas ce qu’il serait devenu. C’était pour elle qu’il s’était battu, qu’il avait vu tous médecins, qu’il ne s’était pas laissé mourir tout doucement quand Grace avait été enlevée … Tout ça pour en finir là. Il regarda rapidement le reste des cartons. Des livres, quelques vêtements, des jouets pour sa fille. Sa vie tenait dans ses cartons.

Sentant l’émotion le submerger, il se recula en respirant un grand coup. T’as pas le droit de craquer ! C’est toi qui as voulu en arriver là, non ? C’est toi qui lui a dit que ce n’était plus possible. Alors, assume tes actes. Il alla ensuite rejoindre Grace et garda le silence. Il ne répondait que par gestes et par regards à ses questions. Et la voilà qu’elle remettait le kiné sur le plancher ! Il soupira. Il marmonna :

« Je sais prendre soin de moi, t’en fais pas … »

Il faillit ajouter : « contrairement à toi ». Mais à la vue du regard circonspect qu’elle lui envoyait, il préféra se taire. C’était un sujet fâcheux, ça l’avait toujours été, alors autant l’éviter. Alors, quand elle changea de sujet, il sauta sur l’occasion.

« Oui, c’est une bonne idée. Mais … ce serait mieux si tu venais. »

Elle sembla surprise. En même temps, il ne lui avait pas vraiment donné l’impression de vouloir de sa présence ces derniers temps.

« Tu sais … A cause de ma jambe, je peux plus faire grand-chose … Nager, c’est devenu particulièrement difficile. Alors je préfère qu’il y ait quelqu’un en cas de problème. Et puis, ce n’est pas parce qu’on n’est plus ensemble qu’elle n’a pas le droit d’avoir de bons souvenirs avec ces deux parents. Déjà qu’on ne vit plus ensemble et que ça semble la perturber un peu … »

Grace était d’accord avec lui. S’il y avait bien un sujet sur lequel ils s’entendaient, c’était sur le bonheur de leur fille. Tout comme il était hors de question de s’engueuler devant elle, il lui était également impensable de la priver d’un de ces deux parents. Elle aurait tout le temps de subir leur divorce quand il sera pleinement prononcé.

« Ah, et je n’ai toujours pas parlé de notre situation à ma famille. Je préfère leur dire quand tout sera terminé. De toute façon, ça ne devrait plus prendre beaucoup de temps. »

Il rit, plus de nervosité qu’autre chose, car ce n’était franchement pas drôle. Pour se redonner de la constance, il but une gorgée de son thé. C’était son préféré. Il détestait Grace à cet instant précis. Même quand il se révélait être un connard, elle continuait d’être un minimum attentionné. C’était dur à supporter.

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MessageSujet: Re: "Des adieux difficiles" PV Allistair Rowlan    Ven 10 Juil - 14:14





















 ❝ Des Adieux difficiles❞
Grace&Allistair ~





Je vais prendre soin de moi, t’en fais pas. Mon œil ! Enfin, je n’étais plus sa femme, je n’avais plus rien à dire, non ? Pourtant, c’était plus fort que moi. J’avais un besoin viscérale de prendre soin de lui. Est-ce que je l’aimais toujours ? Ca me parait évident non ? Ma vie sans lui se résumait au néant. Je n’aimerais jamais quelqu’un d’autre que lui. J’en étais persuadée. Désormais, ma vie serait plongée dans un grand vide. Ainsi, lorsqu’il me proposa de l’accompagner pour un week end à la mer comme une véritable famille, je fus plutôt surprise. Une lueur d’espoir s’éveilla. Depuis qu’il vivait tout seul, peut-être qu’il s’était rendu compte qu’il avait fait une erreur. Peut-être revenait-il doucement vers moi. Calmes toi Grace, Calmes toi. « Heu…Oui…oui, bredouillai-je. Enfin, je veux dire ça me ferait vraiment plaisir et je suis d’accord avec toi Ailis serait vraiment très contente ! ». Sa maman aussi, me retins-je d’ajouter. « Nous pourrions même partir dès ce soir. » Normalement c’était mon week-end de garde mais j’étais tellement emballée par cette sortie familiale. «  A moins que tu ais quelque chose de prévu ce week-end… ». Après tout, je n’étais plus au courant de son emploi du temps. Je ne savais même pas s’il avait quelqu’un dans sa vie…Cette idée me brisait le cœur.

«  Ah, et je n’ai toujours pas parlé de notre situation à ma famille. Je préfère leur dire quand tout sera terminé. De toute façon, ça ne devrait plus prendre beaucoup de temps, continua-t-il ». Comment passait de l’espoir au désespoir en 2 minutes ? Merci Allistair Rowlan. Je me tournais vers le réfrigérateur, cherchant quelque chose d’invisible pour reprendre une contenance. Allistair me connaissait trop bien et ce même derrière ma façade de glace. Je n’avais tellement pas envie que les choses se « terminent ». Pourtant, je ne supportais pas l’idée de savoir Allistair malheureux et apparemment il l’était avec moi, sinon, il n’aurait pas pris une telle décision. Prenant une profonde inspiration, je fis volte face. « Tu as raison. Il me hâte de signer ces fichus papiers. » Et la palme d’or de la menteuse revient à Grace Rowlan !!! « Mon avocat me rend folle. Quant à ma mère, je ne suis pas certaine de lui en parler un jour. Tu la connais, non ? » A vrai dire, Allistair ne l’avait rencontré que 2 fois et quand je fus kidnappée en Centrafrique, ma mégère de mère n’avait même pas daigné prendre de mes nouvelle. Si je lui annonçais qu’Allistair et moi divorcions, elle n’aurait pas arrêté de me rabâcher qu’elle le savait et que rien ne valait une union arrangée. Le jour de notre mariage, elle n’était même pas venue. En même temps, Allistair et moi avions décidé de faire ça dans la plus grande intimité. J’étais revenue de Centrafrique depuis un mois et étais toujours hospitalisée mais Allistair avait tenu à ce que nous nous marions. C’était un week-end de rêve, ensoleillé, les médecins et collègues m’avaient autorisé à sortir pour l’occasion. Je me souviendrais toujours de l’émotion d’Allistair quand il m’avait découvert en robe de mariée…Où était-elle passée à présent ?

« Je vais aller préparer le sac d’Ailis pour le voyage. Si tu veux tu peux repasser chez toi pour prendre des affaires et nous nous retrouvons d’ici une heure. Qu’en penses-tu ? ». A peine arrivé, je souhaitais qu’il parte. Le voir, me devenait difficile. Le week-end à la mer s’annonçait bien…




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A KELOWNA DEPUIS : 06/07/2015

MessageSujet: Re: "Des adieux difficiles" PV Allistair Rowlan    Dim 12 Juil - 0:29

« Ce soir ? Euh … oui, pourquoi pas. »

Quelque chose de prévu. La bonne blague. Son existence ressemblait à un désert maintenant. Ce n’est pas comme ci Allistair était habitué à avoir une vie sociale bien remplie. Les amis, ce n’était pas son truc. Et depuis qu’il avait rencontré Grace, ça avait été encore pire. Il s’était complètement laissé aller, réduisant son cercle à sa femme. Du coup, maintenant … il se sentait un peu seul. Mais comme il n’avait pas envie de lui laisser cette impression, il ajouta un peu trop rapidement :

« Enfin, j’avais des copies à corriger, et une réunion, mais ce n’est pas grave. Ils se passeront de moi pour cette fois-là. »

Du mec sans vie sociale, il était passé au mec accroché à son boulot et qui n’a que ça dans sa vie. Grace savait bien qu’il n’aimait pas son travail, elle devait donc se douter qu’il lui racontait un peu des bêtises. En temps normal, jamais il ne corrigeait de copies le week-end. Plutôt mourir que de se rappeler de ses étudiants pendant son temps libre.

Quand elle lui dit qu’elle avait hâte de signer, il se sentit malheureux. Il aurait aimé qu’elle dise quelque chose d’autre, tout sauf ça. Il grimaça à l’évocation de sa mère. C’était tout un numéro. Il n’avait jamais pardonné à Grace de lui avoir caché son existence, mais quand il avait appris à la connaître (aussi possible que cela puisse l’être), il avait compris pourquoi elle l’avait tenue éloignée d’eux.

« Entre ta mère complètement détachée et ma famille trop collante … On est gâté. »

Il sourit. Son premier vrai sourire depuis qu’il avait posé un pied dans la maison. Il ne dura certes pas longtemps, mais au moins, il avait arrêté sa tête d’enterrement. Il hocha la tête à sa proposition et se leva.

« Très bien. On se dit ... Dans une heure ? »

Grace acquiesça et le raccompagna en silence jusqu’à la porte. Le trajet jusqu’à chez lui lui parut bien long. N’avait-il pas fait une erreur en invitant sa futur ex-femme à passer deux jours loin de tout, avec juste lui et Ailis ? Allistair ne s’en rendait pas compte, mais il crevait de peur de se rendre compte qu’il était toujours fou amoureux de Grace. Il allait devoir trouver rapidement quelqu’un pour la remplacer, sinon, la situation allait vite devenir invivable. Encore plus que maintenant.

Il fit rapidement son sac, jetant des vêtements pour deux jours, un nécessaire de toilette avec le strict minimum et des livres. Il allait bien falloir qu’il s’occupe pendant qu’Ailis irait se baigner. Avec sa jambe, il était hors de question qu’il aille nager avec elle.

Un peu plus d’une heure après son départ, il était déjà de retour. Il se permit cette fois de rentrer directement dans la maison. Il trouva Grace et Ailis dans le salon, déjà prêtes toutes les deux. La gamine semblait excitée à l’idée de partir à la mer. Grace, beaucoup moins. Shadow leur tournait autour, sentant qu’il se passait quelque chose. Ils allaient devoir l’emmener. Là était l’inconvénient de partir sur un coup de tête.

« Prête ma puce ? »

Ailis répondit par un oui enthousiasme. Allistair leva ensuite les yeux vers Grace.

« Ca te gênerait pas de conduire ? Je commence à avoir mal au dos. »

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A KELOWNA DEPUIS : 06/07/2015

MessageSujet: Re: "Des adieux difficiles" PV Allistair Rowlan    Mer 15 Juil - 10:13





















 ❝ Des Adieux difficiles❞
Grace&Allistair ~





Alors qu’Allistair quittait la maison, je m’activais rassemblant quelques affaires pour notre grand départ. Ailis bondissait sur mon lit, surexcitée à l’idée de partir à la mer avec ses deux parents. « Va préparer un sac de jouet ma chérie, Papa revient dans une heure ». Aussitôt dit, aussitôt fait, la petite fille s’élança à grands pas dans sa chambre. Pour ma part, mes mains tremblaient alors que je pliais mes vêtements dans ma valise. Me retrouver avec Allistair après une si longue séparation me rendait nerveuse. Et qui ne le serait pas ? Je poussais un profond soupir en me regardant dans le miroir. Des cernes violacées encadrées mes yeux, mes joues étaient creusées et mon teint blafard. Qui pourrait séduire un homme avec une tête pareille ? Arrêtes de croire qu’il y a de l’espoir pour vous deux, me sermonnais-je. S’il m’a proposé de partir avec lui c’est uniquement pour Ailis. Je ne représentais plus rien à ses yeux et ce constat me détruisait. Il fallait que j’apprenne à vivre sans lui dorénavant.

« Ca va maman ? ». Je me tournais découvrant Ailis sur le pas de ma porte qui me fixait de ses grands yeux bleus, son sac débordant de jouets. Elle était la seule chose qui me permettait de tenir et d’affronter les épreuves. Je lui souris et courus vers elle pour la chatouiller. Ses rires me réchauffaient le cœur. La portant en imitant un « avion », je la conduisis dans sa chambre pour trier les jouets qu’elle souhaitait emmener. Je lui préparais des vêtements pour la route, qu’elle enfila à une vitesse fulgurante puis nous descendions attendant Allistair dans le salon. Quelques minutes plus tard, ce dernier pénétrait dans la maison. Je n’avais pas l’air enthousiaste ? Sans blague. L’anxiété me bouffait littéralement. .« Ca te gênerait pas de conduire ? Je commence à avoir mal au dos. » « Non, ne t’en fais pas. De toute façon il est préférable qu’on prenne ma voiture ».  Celle d’Allistair ne m’aspirait pas confiance pour une aussi longue route. Je lui avais plusieurs fois proposé de lui en racheter une mais il avait catégoriquement refusé. A cause de son foutu égo ! Je chargeais les bagages dans la voiture, fis monter Shadow dans le coffre puis pris le volant.

La nuit commençait à tomber. Après avoir joué à maintes reprises « aux devinettes » avec Ailis, fait quelques pauses pour sortir Shadow, cette dernière s’endormit. Un silence pesant s’installa dans la voiture. Souhaitant allumer l’autoradio, les doigts d’Allistair effleurèrent les miens au même instant. Gênée,  je retirais ma main et fixais la route. « Pardon, murmurais-je ». Oui, bon, ce n’est pas comme si Allistair et moi nous étions jamais touchés. A ce que je sache, les enfants ne naissent pas dans les choux. Sa main chaude contrastait avec la mienne si froide. Son contact m’avait laissé comme une brûlure électrisante. Son parfum qui avait envahi la voiture me plongeait dans une profonde nostalgie. Je rêvais de pouvoir enfouir mon visage dans son cou et d’embrasser ses lèvres…Une vague de chaleur envahit tout mon être…WAHOU ! Reprends toi Grace ! Reprends toi ! Pourquoi est-ce que j’avais accepté de venir ?! Je baissais la fenêtre pour respirer de grandes bouffées d’air frais. Faut vraiment que je me fasse soigner !

Après quelques kilomètres, nous arrivions enfin à destination. Il devait être 4 heures du matin. En sortant de la voiture, je m’étirais tout en savourant le bruit de la mer plongée dans l’obscurité. Le vent était froid. Retirant ma veste, je détachais Ailis, l’enveloppais et la portais essayant de ne pas la réveiller. « Ne t’occupe pas des bagages, je vais revenir les chercher ainsi que Shadow. Tu vas réussir à monter l’escalier ? Murmurais-je à Allistair tandis que nous avancions vers la porte de l’immeuble ». L’appartement était au dernier étage, sans ascenseur. Je pouvais toujours monter Ailis et revenir l’aider mais je n’étais pas certaine qu’il soit d’accord. Je grimpais l’escalier, ma petite chérie dans mes bras, puis ouvris la porte de l’appartement. Je bordais Ailis dans la chambre d’enfant, fermais sa porte avec douceur puis m’activais dans les différentes pièces. Ouvrant les fenêtres en grand, je pris le chemin inverse, trouvant Allistair à la moitié des escaliers. Il me lança un regard furieux que je tentais d’ignorer tandis que je regagnais la voiture. Sortant Shadow, je me saisis des quatre sacs et remontais les escaliers. En entrant dans l’appartement, essoufflée, Allistair était assis dans le canapé. La montée avait dû le fatiguer et son dos devait le faire souffrir mais je m’abstins de poser toute question. L’appartement était spacieux, la décoration moderne. Il possédait une magnifique terrasse qui donnait vue sur la mer et on pouvait apercevoir un jacuzzi. Le seul problème auquel je n’avais pas pensé était que l’appartement ne possédait que deux chambres : la chambre d’enfant et une chambre avec un lit double. « Je vais installer tes affaires dans la chambre, lui dis-je ». N’attendant même pas sa réponse, je pris sa valise que je déposais dans la chambre…




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MessageSujet: Re: "Des adieux difficiles" PV Allistair Rowlan    Jeu 16 Juil - 15:18

Il leva les yeux au ciel. Sa voiture était très bien ! Certes, un peu vieille, mais au moins, elle tenait la route sans problème. C’était une valeur sûre. Mais ça, Grace semblait avoir du mal à le comprendre. Une fois toute la famille dans la voiture, ils purent partir. Allistair passa une grosse partie du trajet à regarder par la fenêtre. Quand Ailis s’endormit, il trouva que le silence devenait pesant. Il voulut allumer l’autoradio et Grace eut le même réflexe que lui. Dieu, qu’elle avait les mains froides ! Il retira précipitamment la sienne en marmonnant quelque chose d’incompréhensible. S’il se sentait gêné au moindre contact physique avec elle … c’est que c’était vraiment le début de la fin, non ? Il retourna à sa contemplation du paysage pour ne pas y penser.

Ils arrivèrent finalement. Allistair s’étira en sortant de la voiture. Il avait le dos en compote et sa jambe le lançait d’être resté assis aussi longtemps. Il acquiesça à la question de Grace.

« Ca ira. »

Il évita de rajouter qu’il était encore capable de monter des escaliers, malgré ce qu’elle semblait penser. Il n’avait pas envie de déclencher les hostilités. Cela ne l’empêcha pas de lui décocher un regard noir quand il la croisa dans les escaliers. Sans aucune raison. Elle ne lui avait rien fait. Mais il ne pouvait s’empêcher d’être en colère … Une fois arrivé à destination, il se laissa tomber sur le canapé. Il l’aimait bien cet appartement. Bon, Grace avait encore eu la folie des grandeurs, mais pour une fois, c’était supportable.

Il ne dit rien, sachant très bien que ça ne servait à rien de protester. Il préféra aller dans la cuisine servir une gamelle d’eau fraîche pour Shadow. Il avait beau être quatre heures du matin, il ne se sentait pas d’humeur à aller dormir. Et connaissant Grace, il se doutait que cela allait être aussi son cas. Il prépara du café, posa tout sur un plateau et alla sur la terrasse. Il alla prévenir Grace.

« J’ai fait du café … si ça te dit. »

De toute façon, elle dormait dans le salon, et avec lui qui faisait autant de bruit qu’un éléphant quand il se déplaçait, elle allait avoir bien du mal à trouver le sommeil avant qu’il soit couché. Il prit place sur un des fauteuils. De là, on pouvait voir jusqu’à la mer. Allistair avait été élevé dans les terres, à la campagne, et la mer l’avait toujours un peu fasciné. Quand Grace l’eut rejoint, il lui servit une tasse puis brisa le silence :

« C’est vraiment une bonne idée ce week-end à la mer. Ca … ça nous changera un peu les idées. »

Oh bah oui, quoi de mieux pour se changer les idées que de passer deux jours avec la personne avec qui on divorce ? Allistair continua doucement :

« Tu sais, j’ai jamais voulu que ça se finisse comme ça … je veux dire, je pensais que notre histoire allait vraiment durer jusqu’à la fin. »

Il était en train de mener la conversation dans une pente glissante …

« Mais comme je te l’ai dit, je ne veux pas que ça ait d’impact sur Ailis. Elle n’est pas responsable de nos erreurs. J’espère d’ailleurs que tu seras d’accord pour qu’on ait la garde alternée. »

Il mourrait de peur de ne pas revoir sa fille. Si Grace demandait la garde exclusive, il était sûr qu’elle l’obtiendrait. Mais vivre sans Ailis … C’était impensable. Il préférait crever à la place.

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MessageSujet: Re: "Des adieux difficiles" PV Allistair Rowlan    Lun 27 Juil - 11:55





















 ❝ Des Adieux difficiles❞
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« J’ai fait du café…Si ça te dit ». Et comment ! Je rêvais de me faire une perfusion à la caféine. Il me tendit une tasse fumante dont l’odeur me réveilla automatiquement. « Tu sais, j’ai jamais voulu que ça se finisse comme ça … je veux dire, je pensais que notre histoire allait vraiment durer jusqu’à la fin. » BIM ! Il ne pouvait pas attendre que j’ai au moins goûté mon café pour aborder les sujets hostiles. Il pensait que notre histoire allait vraiment durer jusqu’à la fin. N’étais-ce pas le fondement du mariage ? Moi aussi je croyais que cela allait durer et je continuais de le croire d’une certaine façon. Un de mes sourcils s’arc-bouta. Je ne savais pas trop quoi répondre. Je lui en voulais d’avoir abandonné si facilement.
Je pris quelques gorgées de mon café pour me redonner du courage et faillis m’étrangler lorsqu’il évoqua à la garde alternée. « Je n’ai jamais eu l’intention de te prendre notre fille Allistair. La garde alternée était, évidemment, la seule option ». Je vis ses épaules s’affaissaient en signe de soulagement. Me pensait-il capable de lui retirer notre fille ?  « Je n’en reviens pas que tu puisses penser que…Enfin…Bref laissons tomber. ». Grand froid dans la pièce. Il m’énervait. En même temps il avait des raisons d’avoir peur. Les avocats de la famille Burton lui avaient sauté à la gorge juste au moment de l’annonce de notre mariage. Il avait dû signer de nombreux contrats avant de pouvoir m’épouser. Pensait-il vraiment que je traitais Ailis comme une simple affaire commerciale ? Que j’étais capable de mêler notre fille à nos problèmes de couples ? Apparemment, il ne me connaissait plus.
« Ailis a besoin de ses deux parents, repris-je un peu plus calme. Et elle aura besoin de toi quand je partirais en mission ». Deuxième sujet qui fâche. Gros yeux de la part de mon irlandais préféré. Je ne lui avais pas encore annoncé ma décision définitive de repartir. Jusqu’alors nous en avions discuté comme une éventualité. Je n’étais pas encore tout à fait remise de ma mission en Centrafrique aussi bien physiquement que psychologiquement. Je le savais. Il le savait. Mais je me voyais mal ne pas repartir. C’était ma passion. J’avais perdu l’amour de ma vie alors je ne souhaitais pas perdre mon boulot. De plus, je n’avais toujours pas réussi à avouer à Allistair et à personne d’autre ce qui m’était arrivée. Je faisais une sorte de déni. Il m’avait retrouvé couverte d’hématomes, en état de choc et mon mutisme avait certainement conduit à la fin de notre couple. Mon mari n’avait eu de cesse de me poser de questions. Des questions qui étaient restées sans réponse…

Allistair semblait bouillonner en face de moi. Il ouvrait la bouche puis la refermait, avant de se muer dans un silence de glace. «  A moins que tu préfères que je la confie à ma mère… ». C’était évidemment une blague. Ma mère était la dernière personne au monde à qui je confierais Ailis….Même s’il restait impassible, je savais que cette remarque avait dû le faire sourire intérieurement. Ou pas…





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MessageSujet: Re: "Des adieux difficiles" PV Allistair Rowlan    Lun 27 Juil - 13:18

Ce n’était pas d’elle dont il avait peur, mais de sa famille. Lui, le roturier, il avait cru que se marier à une riche héritière, ça se passait sans encombre … Jusqu’à qu’on lui fasse signer tant de papiers et tant de clauses. Il redoutait que sa belle-mère fasse tout pour lui arracher son enfant, sous prétexte qu’il ne pouvait pas l’élever correctement …

Même sa remarque ne réussit pas à le détendre ou à apaiser sa colère. Mais à quoi pensait-elle ? Il mit un moment à réussir à sortir ce qu’il pensait

« Donc tu comptes reprendre les missions, malgré ce qui s’est passé la dernière fois ? Merde Grace ! Tu viens de me dire qu’Ailis avait besoin de ses deux parents … Et toi, tu vas aller risquer ta vie je ne sais où encore. »

Il était furieux. Il posa brusquement sa tasse sur le plateau et se redressa sur sa chaise.

« Tu fais passer ton boulot avant ta fille … Mais comment peux-tu faire ça ? Ca t’as pas suffit de détruire notre couple ? Tu veux en plus pourrir la vie de notre fille ? »

Son ton était accusateur, son regard, froid. Il rejetait tous les problèmes sur elle. Tout était de SA faute. Il se leva, bien trop énerver pour rester en place. Il boita jusqu’à la balustrade et s’y adossa, les bras croisés.

« J’ai besoin que tu m’expliques, parce que je ne comprend pas ton comportement. Ou alors, je me suis fait des illusions en pensant que notre divorce allait t’ouvrir les yeux. »

Et puis … Que deviendrait-il, lui, si elle disparaissait encore une fois ? Il avait beau ne plus l’aimer de la même façon, il tenait toujours à elle. Tandis qu’il lâchait ces paroles acides, il les regrettait. Mais il n’allait pas s’arrêter ou s’excuser. C’était pour son bien qu’il disait ça ! Il était temps qu’elle se rende compte d’à quel point son comportement était irresponsable. Ils n’étaient plus un simple couple. La vie d’une troisième personne dépendait maintenant de leurs actes, ils ne pouvaient plus agir sur un simple coup de tête.

« Arrête d’aller sauver les autres et occupe toi déjà de ta famille ! »

Le regard qu’elle lui lança le transperça. Jamais il ne lui avait parlé aussi durement, même pendant les disputes qu’ils avaient eu avant d’être ensemble et celles, plus récentes, qui avaient mené à ce divorce. En temps normal, il essayait de garder son calme, se contentant d’un ton grinçant et d’appuyer là où ça faisait mal. Mais là, c’était trop. Il secoua doucement la tête, comme s’il refusait d’avance ses explications.

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MessageSujet: Re: "Des adieux difficiles" PV Allistair Rowlan    Lun 27 Juil - 14:33





















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« Tu fais passer ton boulot avant ta fille » Faire passer mon boulot avant ma fille ?! Mais comment osait-il dire ça. « Tu dis vraiment n’importe quoi. Parles moi fort, tu vas la réveiller ! lui-dis » Si cette remarque me blessait. La suivante m’anéantit littéralement. « Ca t’as pas suffit de détruire notre couple ? Tu veux en plus pourrir la vie de notre fille ? » Voilà ce qu’il pensait au fond de lui. Que tout était de ma faute. Que j’avais détruit notre couple. Je n’étais pas une mère sans défaut, mais je savais rendre Ailis heureuse et sans avoir eu le modèle de la famille parfaite d’Allistair Rowlan.

  Il se leva et je le suivis du regard alors qu’il s’adossait à la balustrade.  Son corps était tendu et je ne reconnaissais même plus son regard presque meurtrier. J’en restais muette. « J’ai besoin que tu m’expliques, parce que je ne comprends pas ton comportement. Ou alors, je me suis fait des illusions en pensant que notre divorce allait t’ouvrir les yeux. » Que notre divorce allait m’ouvrir les yeux ? Il pensait qu’en me faisant un mal de chien j’allais pouvoir penser comme lui. « Arrête d’aller sauver les autres et occupe toi déjà de ta famille ! » Ce fut le coup de grâce. « Bon sang Allistair, quelle famille ? Toi, moi, Ailis. Cette famille n’existe même plus! Pour toi, tout est de ma faute ! Tu ne te remets même pas en question ! Pourtant tu es celui qui m’a abandonné en déclarant le divorce, en choisissant la facilité plutôt que d’essayer de me comprendre, de me parler. Alors si j’ai détruit quelque chose, ce n’est certainement pas notre famille ! ». Je repris mon souffle puis continuais, sentant les larmes me montaient aux yeux. «  Tu ne t’aies donc pas dit que tout ce qui me restait à part Ailis c’était ce fichu boulot ? Je t’ai perdu. Je ne dors plus, n’ai même pas d’ami, je passe mes journées à me demander ce que j’aurais pu faire pour te garder. Je passe mes journées à penser que j’ai été une femme nullissime. » Je sentais des larmes rouler sur mes joues. « Alors oui, désolée, je m’accroche à ce que j’ai toujours eu. A ce que j’ai toujours réussi : mon job. Parce que quand je suis là bas je ne passe pas mon temps à me demander comment je vais réussir à vivre sans toi alors que je t’aime. »  Un silence de mort s’installa dans la pièce. Je l’avais dit. Je n’avais pas dit « je t’aimais » mais bien «  je t’aime » parce que c’était le cas. J’aimais Allistair de tout mon être. A jamais…

En me levant je chancelai me retenant au rebord de la chaise. La tête me tournait. « Ne m’approche pas, tonnai-je  en le voyant faire quelques pas ». J’étais pâle comme un linge et me sentais vidée de mes forces. Il s’immobilisa. Des larmes roulaient toujours sur mes joues mais je tentais de garder un air digne tandis que j’attachais la laisse de mon chien et sortais de cet appartement en claquant la porte…






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MessageSujet: Re: "Des adieux difficiles" PV Allistair Rowlan    Lun 27 Juil - 15:11

Il ne dit rien, la laissant s’exprimer, tandis que son cœur meurtri finissait de se désagréger dans sa poitrine. Ils ne se comprenaient plus, leur relation était complètement coupée. Elle se trompait ! Il avait essayé de discuter avec elle, mais il était impossible de lui soutirer un seul mot depuis son retour de Centrafrique. Et les silences avaient été de plus en plus pesants. Alors, comme il avait une bonne excuse, il rejetait tout sur elle. Pourtant, il savait bien qu’il avait sa part de responsabilité … Qui lui était rappelé tous les jours par l’état dans lequel était son corps.

S’il avait demandé le divorce, s’il était parti, c’était pour la faire réagir. Il aurait suffit d’un seul mot de sa part pour qu’il reste et qu’il tente d’améliorer la situation. Mais ils étaient tous les deux tout aussi têtus et obstinés et aucun ne voulait perdre la face. Sauf qu’à jouer ce petit jeu, ils étaient en train de se détruire …

Et cela lui faisait mal d’entendre ces paroles et de voir les larmes dans les yeux de Grace. Mais il se devait de tenir. Il ne pouvait pas faire marche arrière. Il était allé trop loin ! Il ne pouvait pas revenir sur ses paroles, ça aurait trop facile. Et il se sentit tomber au fond du trou quand elle lâcha qu’elle l’aimait encore.

Ne sachant pas quoi faire, ni quoi dire, il voulut aller vers elle. Sécher ses larmes. La rassurer. C’était la seule chose au monde qu’il savait faire : prouver à Grace qu’elle était une femme géniale. Mais même ça, il n’en était plus capable. Il la laissa partir, n’ayant pas la force de lui courir après.

Las, il ramassa les tasses et ramena tout dans la cuisine. Il entendit alors une porte grincer et vit la petite tête blonde de sa fille, avec ses grands yeux bleus ensommeillés. Heureusement, elle n’avait rien entendu, mais il se dit que ce n’était pas passé loin. Il la raccompagna se coucher et attendit qu’elle soit endormie de nouveau avant d’aller se laisser tomber sur le canapé.

Il ne savait pas quoi faire. Grace avait le talent de toujours trouver les mots qui l’atteignaient directement, que ce soit en bien ou en mal. Il se sentait misérable de lui avoir balancé tout ça mais en même temps, il se disait qu’il avait besoin que ça sorte. Comment pouvait-elle encore l’aimer après tout ce qu’il lui avait fait subir ? Non, il devait rester fort et aller jusqu’au bout de ce divorce. Elle pourrait ainsi recommencer sa vie avec quelqu’un qui méritait de vivre avec elle. Quelqu’un de doux, gentil, attentionné, attentif … Tout le contraire de lui.

Gagné par l’épuisement, il se coucha sur le canapé, sans prendre la peine d’aller enfiler d’autres vêtements plus confortables pour la nuit. Il n’était pas rassuré de la savoir dehors, alors il tenta de rester éveillé jusqu’à son retour. Mais bien vite, le sommeil le gagna et il s’assoupit …

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MessageSujet: Re: "Des adieux difficiles" PV Allistair Rowlan    Lun 27 Juil - 15:59





















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Je respirais de grandes bouffées d’air frais. Mon cœur était en miette. Mes jambes me retenaient à peine et je m’effondrais sur le sable. Mes joues étaient ruisselantes de larmes. Je laissais sortir ma douleur en hurlant, mon corps mince secouait de sanglots tandis que mon chien s’agitait autour de moi, comme s’il avait compris. Je pleurais longuement, la mer emportant mes gémissements. Ma tête posée sur mes genoux, les yeux dans le vague, les paroles d’Allistair résonnaient dans mon esprit « Ca t’as pas suffit de détruire notre couple ? ». J’avais pourtant essayé d’être la meilleure des épouses. J’aurais tellement aimé revenir en arrière…

Je ne sais pas exactement combien de temps j’étais restée comme cela. Les gémissements avaient fini par céder au silence. Les larmes avaient cessé de couler. Je m’étais relevée avec lenteur. En consultant ma montre, je remarquais qu’il était déjà 7heures et que je n’étais toujours pas rentrée. Ailis ne tarderait pas à se réveiller. En regardant l’appartement, je remarquais de la lumière dans le salon. Allistair devait être debout, à m’attendre…Ne trouvant pas la force de rentrer tout de suite, je m’étais baladée le long du rivage. M’arrêtant à une boulangerie, j’avais pris quelques croissants et petits pains aux chocolats puis avais finalement pris le chemin du retour.

En entrant dans l’appartement, je ne savais pas tellement à quoi m’attendre. Ailis dormait toujours paisiblement et je remarquais que la chambre d’Allistair était vide. Transie de froid, je me réfugiais dans la salle de bain n’ayant pas la force de me rendre dans le salon pour une nouvelle confrontation. L’eau chaude qui coulait dans mon dos me détendit de manière agréable et j’y restais vingt bonnes minutes. Me séchant, j’enfilais des vêtements propres avant de consulter mon reflet dans le miroir. Mon visage faisait peur. Mes cernes s’étaient agrandis marqués par le chagrin, mes joues étaient creusées, ma peau était pâle, presque terne et je me sentais épuisée après deux jours sans véritablement dormir. Poussant un profond soupir, je m’assis quelques instants sur le rebord de la baignoire. Courage, Grace, courage…

En sortant de la salle de bain, je fus accueillie par Ailis qui venait de se réveillait. Elle bondit dans mes bras et je la serrais fort contre moi. Mon tout petit bébé. Ma petite fille à moi. Je lui déposais deux énormes bisous sur la joue alors qu’elle me racontait un rêve où elle était une princesse qui avait combattu un dragon. « Tu l’as tué ? M’inquiétai-je » « Non, il est devenu mon copain ! ». Je souris par tant d’innocences. « Je t'ai ramené une surprise de la boulangerie ». Ses yeux s’émerveillèrent de surprise et elle poussa un cri de joie lorsqu’elle découvrit les petits pains au chocolat. J’installais la table du petit déjeuner, pressais un jus d’orange et fis du café (pour changer). « Bonjour Grace ». Je sursautais tout en me retournant. Allistair se tenait dans l’embrassure de la porte. Visiblement il venait de se réveiller, lui aussi. A moins qu’il n’est pas fermé l’œil. « Bonjour Allistair, répondis-je ». L’ambiance était froide. Nous étions mal à l’aise. Et heureusement, Ailis ne le remarqua pas. « Maman a ramené des croissants, déclara-t-elle fièrement ». Il s’installa à table et je lui servais du café. Comme si nous étions une famille. Une famille qui s’était brisée, la veille au soir






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MessageSujet: Re: "Des adieux difficiles" PV Allistair Rowlan    Mar 28 Juil - 9:17

Les quelques heures qui suivirent ne fut pas de tout repos. S’il s’endormit rapidement, son sommeil fut plus que perturbé. Il se réveillait au moindre bruit, espérant que ce soit Grace qui rentrait. Il s’inquiétait, mais il ne pouvait pas faire grand-chose, si ce n’est attendre … vers six heures et demie, il s’assit et lut un livre, ne trouvant plus le sommeil. Mais que faisait-elle bon sang ?

Il entendit enfin la porte claquer, signe qu’elle était rentrée. Mais elle ne vint pas, filant directement dans la salle de bain. Il pouvait comprendre qu’elle ne veuille pas le voir … mais cela le blessait quand même. Il resta un moment là, à regarder par la fenêtre d’un air absent. C’est le babillage joyeux de sa fille qui le fit redescendre sur terre. Il devait affronter tout ça avec le sourire. Pour elle. Il se dirigea de son pas lent vers la cuisine et après l’avoir saluée, se laissa tomber sur sa chaise. Il se sentait épuisé, mais quand il voyait Ailis, il trouvait la force de continuer. Ils allaient passer une bonne journée et il y en a au moins une qui sera heureuse.

« Papaaaa, on va aller à la plage aujourd’hui ?
- Bien sûr, c’est pour ça qu’on est venu ici.
- Je vais pouvoir faire un château pour mon copain dragon. »


Il fronça les sourcils, mais ne dit rien. Sûrement encore un de ses rêves … La petite fille avait une imagination débordante et même lui, son père, avait parfois du mal à la suivre. Il tourna la tête vers Grace.

« Tu … tu veux peut-être rester là, ce matin, pour te reposer un peu ? Ca ne me gêne pas de m’occuper d’Ailis tout seul. Et pour faire des châteaux de sable, ça doit être dans mes moyens. »

Et pour la première fois depuis bien longtemps, il ne l’avait pas agressé, son ton n’était ni dur, ni acerbe, ni froid. Non, il lui demanda ça d’une voix douce, comme il avait l’habitude de le faire avant, quand il s’inquiétait pour elle. Pour le moment, il n’arrivait plus à être aussi détaché, elle lui avait quand même avoué l’aimer encore …

Il se leva alors brusquement. Ses yeux balayaient la pièce.

« Je vais prendre ma douche, je te laisse y réfléchir. »

Il s’enfuyait. Encore et toujours. Il avait passé sa vie à fuir. Lydia, lorsqu’elle s’était mise à lui parler de mariage. Ses parents, alors qu’ils ne voulaient que son bien. Seattle, car il ne supportait plus de voir cette ville où il avait failli mourir. Et maintenant Grace, car il ne pouvait plus voir la tristesse dans son regard. Il alla prendre quelques affaires dans le salon avant de s’enfermer dans la salle de bain.

A l’intérieur de lui-même, c’était une bataille folle. Son cerveau lui interdisait de penser à Grace, lui disait qu’il avait pris la bonne décision, que tout était logique. Mais dans la réalité, c’est le cœur qui décide, et le sien lui disait qu’il faisait une grosse connerie. Mais Allistair avait un superpouvoir : il arrivait à se détacher de ses sentiments. C’était tellement plus facile pour ruiner une vie.

Les deux mains appuyées sur le lavabo, la tête penché vers l’avant, quelques larmes solitaires s’écoulèrent lentement de ses yeux …

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MessageSujet: Re: "Des adieux difficiles" PV Allistair Rowlan    Jeu 13 Aoû - 16:37

J’évitais son regard, buvant mon café rapidement et ne trouvant pas la force d’avaler quoique ce soit. J’hochais simplement la tête lorsqu’il me proposa de rester à l’appartement pour me reposer. Je me doutais qu’il voulait certainement passer du temps seul à seul avec Ailis et que ma présence le gênait après notre échange de la veille. Cependant, le ton qu’il avait emprunté pour me le demander me surprit. AllistairRowlan avait-il enfin décidé d’arrêter de m’aboyer dessus ? Ou faisait-il simplement semblant devant Ailis ? Je perçus le bruit de sa chaise. « Je vais prendre ma douche, je te laisse y réfléchir. » Je hochais une nouvelle fois la tête, me concentrant sur Ailis.

A son départ, l’ambiance dans la pièce se détendit. Mes épaules s’affaissèrent tandis que je passais un coup d’éponge sur la table. « Maman ? Demanda Ailis d’une petite voix » « Oui ma chérie ? ». Je levais les yeux vers ma petite princesse qui semblait préoccupée. « Papa et toi… » Oulala. « Vous êtes tristes ? ». Je m’arrêtais dans mon geste. J’avais oublié à quel point ma fille était maligne. Et ce, même à 4 ans. Je m’agenouillais à sa hauteur remettant une mèche de ses cheveux soyeux en place. « Qu’est-ce qui te fait penser ça ma puce ? » Elle haussa les épaules. « Avec une petite fille comme toi, lui dis-je en me forçant à sourire. Papa et moi sommes les plus heureux du monde. » Elle sourit timidement et une angoisse m’envahit. Ailis finirait par grandir sans ses deux parents à ses côtés. Cette pensée me serra le cœur. Allistair n’avait pas tort, j’avais détruit ma famille et j’allais peut-être perdre ma fille comme j’avais perdu mon mari. Je la pris dans mes bras la serrant fort contre moi, respirant son parfum. Le parfum de mon bébé. La seule chose que j’avais réussi. « Tu sais que Maman t’aime ? » « Oui, à l’unifini, univers+ infini même si je ne sais pas ce que c’est ». Je souris. « Exactement. Maman t’aime à l’unifini et Papa aussi. Tu le sais ? » « Oui ». « Alors tu n’as aucune raison de t’inquiéter… » Un sourire illumina son visage, elle me fit un bisou sur la joue avant de chantonner en retournant dans sa chambre. Je détestais mentir à ma fille. Elle avait toutes les raisons de s’inquiéter. Elle ferait bientôt parti de ses enfants aux parents divorcés. Nous en voudra-t-elle plus tard ?

Dans le couloir, je croisais Allistair qui sortait de la douche. Ses cheveux ébouriffés étaient trempés, ses yeux semblaient rouges. Certainement à cause du shampoing. « Je vais rester ici, murmurais-je en évitant de croiser son regard ». Je me doutais qu’il voulait être tranquille avec la petite. Après qu’il soit parti, je m’allongeais dans le canapé et fus rapidement gagnée par le monde des songes.

Un sac était positionné sur ma tête. Mes mains étaient lacérées par une corde épaisse. Je me trouvais dans une voiture qui roulait à une vitesse folle. La tête me tournait. Où étaient les autres ? Pourquoi avaient-ils emmenés des médecins ? . La voiture se stoppa net me propulsant en avant…
Mary…Les larmes ruisselaient sur mon visage alors que je découvrais le corps inanimé de ma collègue et amie, au milieu du camp. Elle était dévêtue, avait été violé, abattue…
Des mains étaient serrées autour de mon cou. Je manquais d’air. Mon visage était ruisselant de sang alors qu’il m’affligeait un nouveau coup de coude en plein visage…
J’hurlais…J’hurlais…Les ténèbres s’étaient abattus à nouveau sur moi…
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